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Les lauréates de la Bourse Excellence en ébénisterie d'art Caisse de la Culture - MUMAQ

Le MUMAQ est heureux de présenter les œuvres des lauréates du prix d’excellence en ébénisterie remportée en 2020, 2021 et 2022. Une exposition à voir jusqu’au 23 juillet 2023.

Sophie Dorion – récipiendaire du prix en 2022

Lorsque l’on crée un fauteuil, on vise à créer du confort et du repos pour le corps. D’un point de vue technique, on pense nécessairement à respecter certaines normes d’ergonomie, mais du côté des sensations, on recherchera la souplesse ou la « mollesse » qui viendra épouser les formes diverses de nos corps.

Pour le projet synthèse de mon parcours à l’École d’ébénisterie d’art de Montréal, j’ai eu envie d’expérimenter autour de cette idée de souplesse, tout en mettant en lumière la matière que j’avais passé tant de temps à analyser sous toutes ses coutures; le bois. Mon projet s’appelle ainsi « Une dissonance en la matière », justement parce que s’y poser, c’est créer une distorsion dans notre entendement quant aux propriétés physiques de ce matériau. Bien que composés de bois, l’assise et le dossier de ce fauteuil sont souples. La souplesse de la matière se dévoile aussi dans la fabrication du meuble, dans l’expérience du cintrage à la vapeur d’une des pièces maîtresses.

Crédit photo : Sophie DORION, Une dissonance en la matière, 2022 Érable à sucre, tissu et chambres à air de vélo. Photo : Évelyne Deshaies

Élément décoratif

Par sa courbe invitante, l’arceau ramène l’idée de douceur dans les formes mêmes du meuble, ce qui donne envie de s’y enfouir et d’en être englobée. Enfin, « une dissonance en la matière », par opposition à l’expression « une référence en la matière », c’est en soi un appel à l’expérimentation dans un parcours académique, tel un affront face à la peur de l’erreur et de l’inusité.

Si l’école est un lieu où l’on vient, en tant qu’étudiant.e, chercher la transmission d’un bagage de connaissance et d’un savoir-faire – d’une tradition en quelque sorte – provenant de certaines « références en la matière » que sont les enseignants.es, elle est aussi un terrain fertile pour l’expérimentation, la remise en question, la découverte, mais aussi pour l’incertitude, la maladresse et la faute, lesquelles vont de pair avec l’apprentissage. 

Crédit photo : Photo : Évelyne Deshaies

Élément décoratif

Cyrielle Pelvillain – Récipiendaire du prix en 2021

Plume propose une surface plane, aérienne, douce et souple. Elle accueille les idées, les essais et les gribouillis. Parfois, elle se déploie, dans tous ses potentiels, en deux positions inclinées. Librement inspirée de l’immaculée feuille blanche, Plume, aux nuances sauge & blé des champs inspire le réconfort. Un meuble à écrire, à dessiner, à rêver.

Ma pratique est pour moi un langage, le prisme par lequel s’exercent mes sens. Qu’il s’agisse de bois, de peinture ou de tout autre médium, la qualité et la richesse de l’investissement que j’y porte implorent je l’espère chez certains, une émotion. Elle ne sera plus mienne, mais le reflet d’une proposition intime de ma part. Un dialogue silencieux exprimé par l’objet. L’objet qui vient d’ailleurs et qui me touche dans lequel moi-même souvent j’inscris ma pudeur et mes rêves, j’y grave ma mémoire et le souvenir d’un temps qui n’est plus. Créer pour moi signifie laisser une trace, honorer un dialogue qui nie le temps et l’espace. Une rencontre précieuse et discrète née d’une rencontre entre celui qui crée et celui qui reçoit.

Mon travail souvent intuitif et toujours évident, fluide, passe à travers moi comme de l’eau. Parfois, je ne me souviens plus de la labeur. J’espère seulement que quelqu’un saura lire en mes créations, toute les beautés des petites choses que je vois dans le monde. Belles ou laides, harmonieuses ou chaotiques mais toujours inscrites et transcendées par un continuum implacable. Un objet comme un écho témoin d’une émotion qui m’a traversé. Que j’ai choyé dans mon cœur, dans ma tête puis dans mes mains. Pendant de longues heures. Je ne cherche pas ou plus la reconnaissance, je cherche la transformation de la matière par l’intention et le cœur, je cherche le travail en alliance avec la nature. Je veux vivre mes valeurs. L’authenticité, l’investissement, l’intuition, la justesse des lignes et des mouvements. Il n’y a pas de besoin, juste une proposition et peut-être une connexion.

Crédit photo : Cyrielle PELVILLAIN ROMEUR Plume, 2021 Érable, chêne rouge, acier plaqué et laiton. Photo : Évelyne Deshaies

Élément décoratif

Laurence Blache – Récipiendaire du prix en 2020

Je porte plusieurs chapeaux. J’ai un parcours en médiation culturelle, en pédagogie, en arts visuels et médiatiques ainsi qu’en métiers d’arts. À la croisée de ces chemins, j’ai la volonté de créer des objets et des œuvres, à la fois, ancrés dans le folklore et se déployant dans une perspective durable.

 

Je veux sentir et faire ressentir, faire rêver et réveiller. Toujours en mouvance, ma pratique se façonne à travers les différentes techniques que j’acquiers au fil du temps. J’aime apprendre, allier les disciplines et créer de l’interactivité entre celles-ci. J’ai aussi le désir d’entrer en contact avec le monde et de partager une expérience commune à travers la création. Alors, construisons ensemble.

Crédit photo : Laurence BLACHE, Mycélium, 2020 Cerisier massif, cerisier lamelé-collé et lin. Photo : Évelyne Deshaies

Élément décoratif

Mycélium est avant tout une exploration formelle axée sur la sensualité organique. Ce projet nait de ma passion et fascination pour les champignons. Le mycélium est la partie végétative des champignons qui est formée de ramifications souterraines. Il s’agit d’un réseau mystérieux et intriguant de communication et de relation qui agit en symbiose avec les systèmes racinaires des plantes. Le champignon est le fruit de ce système racinaire et en reste la seule partie visible.

Le mycélium peut s’étendre sur une énorme superficie et joue un rôle crucial dans l’écosystème. Mes réflexions se sont orientées vers un parallèle entre la constitution du mycélium et mon travail où ces chaises deviennent le fruit et la partie visible de ma démarche artistique. Une façon pour moi de définir l’interactivité entre mon travail d’artiste-artisane et le monde. De cette ramification d’idées est née Mycélium, une chaise dont la finesse aérienne, mais enracinée rappelle les formes tout en courbes de la nature.

 

L’exposition est présentée jusqu’au 23 juillet 2023

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